Artiste français, né en 1977 à Rodez, Bault a gardé de son enfance rurale la connaissance précise des architectures végétales, des anatomies entomologiques.
Bault étudie aux Beaux-Arts d’Avignon puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Outre le graffiti, qu’il pratique depuis 1997, il y expérimente l’art vidéo, le graphisme, l’illustration, disciplines qu’il exercera ensuite de nombreuses années.Muraliste exclusif, il affirme désormais son style où la figure se substitue à la graphie. Son univers onirique au surréalisme post-moderne l’installe très vite parmi les street-artistes les plus originaux. Des murs de Paris, ses créatures gagnent ceux d’autres villes et continents, au fil de voyages riches en rencontres et chocs esthétiques.Aujourd’hui, il vit et travaille à Sète et à Paris. Ces territoires qu’il a sillonné produisent des labours fructueux, dans une mixité de techniques en accumulations et samples, villes,banlieues, bidonvilles et campagnes se collisionnent aux couleurs d’un hip-hop mâtiné demétal, à la fois fluide et grinçant. muraliste de la scène parisienne, Bault est passionné d’art brut et des dessins d’enfants ; son œuvre est empreinte d’un réalisme détourné.
Il produit un univers peuplé de créatures chimériques où animaux, humains, machines et végétaux s’épousent et se mélangent dans des noces de couleurs saturées.Chaque création est un espace de métissage technique et plastique né d’une peinture de l’urgence, en écriture automatique.Ses oeuvres murales mêlent le plus souvent acrylique et spray : le premier état ressemble à un en- semble abstrait avant que, d’un trait craché n’apparaisse, dans son évidence, la figure.Célébrant la peinture rupestre, ces créatures magiques questionnent le subconscient de notre époque en mutation.Ses productions d’atelier témoignent de cette même urgence. Toile, bois, papier permettent une grande déclinaison d’approches et une grande variété de techniques : une forme de figuration libre “ dans le vent de l’art brut “ (Dubuffet) est en mouvement.Profusion de fétiches, de grigris, de masques nourrissent ce monde, le créolisant. Clous, ficelles, vais- selle brisée s’agrègent à cette grammaire de l’hybridation, dont le projet est un trisélectif dans la masse du signifiant. Une peinture qui tend à l’objet, souvent tridimensionnelle, au lan- gage brutal en relation avec le support, qui dialogue avec les Arts Premiers.Témoin d’un darwinisme dégénéré, abâtardi par la mutation mécanique et la quête d’augmentation, Bault nous livre ses chimères, nouvelles tribus aux usages mal polis, dont la monstruosité trans-spéciste au clinquant tropical étonne par la générosité de leurs aberrations. L’acuité et l’ironie dont témoignent ces oeuvres sont la traduction plastique d’un regard aiguisé sur les questionnements et les urgences qui agitent les sociétés contemporaines et leurenvironnement.
Onglet en construction...